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L’ARTISTE, MONTPARNASSE

MontparnassE avec un nouvel album intitulé « La vie revolver ».

C’est en 2007 que Jean-Patrick Capdevielle produit les premiers titres de Philippe Deyrieu, un voisin autodidacte, qui se produira désormais sous le nom d’emprunt de MontparnassE, en hommage au quartier de leur rencontre.

Philippe joue beaucoup sur scène et rôde déjà les chansons qui constitueront son premier album : « Anachronique » réalisé par Ken Ploquin (Bashung, Daho, Hugh Coltman).

Les titres « M’enfermer dehors » et le duo avec Sylvie Hoarau (Brigitte) « Ce n’sont pas des anges » connaitront de prometteurs succès d’estime. MontparnassE emmène cet album aux 4 coins de la France et bien au-delà, pour enfin s’arrêter à Londres où démarre la production de son second album, « Studio d’Eux ».

C’est à Abbey Road que ce 2ème opus prendra racine, réalisé par Chris Bolster (Coldplay, Paul McCartney, Oasis). Durant 10 jours, enfermé dans le mythique studio numéro 2, Philippe reconnaitra plus tard lors d’une interview « avoir eu l’impression de tutoyer les fantômes de ses idoles pop pour y puiser l’inspiration ».

De retour d’Angleterre, il répond à l’invitation du célèbre canapé rouge de Michel Drucker à l’occasion de l’anniversaire de Jean-Paul Belmondo. Ce dernier sera ému de l’hommage que lui rend Philippe en lui chantant sa chanson fraichement enregistrée : « Quand j’étais Jean-Paul Belmondo ».

En 2013 MontparnassE signe la BO du film « Le Cœur des Hommes 3 » de Marc Esposito et démarre une tournée d’où sera tiré l’album : « Détours Live ». L’unique album live de l’artiste à ce jour, et considéré par bon nombre d’observateurs comme l’un des tous meilleurs ‘one shot’ des productions de l’année 2014.

3 ans plus tard sort le très remarqué 3ème album studio intitulé : « (des) Couleurs manifestes », source d’illustres rencontres…Avec CALI d’abord, avec qui il co-signe et chante en duo l’émouvant « Ecoute moi jusqu’au bout ». Rencontre avec l’immense Bernard Lavilliers lors d’un « Grand studio RTL » où le poète, bienveillant, lui confiera les clefs d’une de ses premières parties.

Rencontre, enfin, avec la poésie de son enfance puisqu’en clôture de l’album, Philippe reprend avec beaucoup de modernité et d’humilité le titre « Ma France » de Jean Ferrat, qui deviendra, au fil des concerts, un moment très attendu par son public. Sur cet album, le songwriter opère un virage musical avec l’introduction de sons électro comme sur le radiophonique « Another strange day ». C’est Vincent Perrot, architecte de ces évolutions, qui avait admirablement réalisé et arrangé « (des) Couleurs manifestes, qui sera à nouveau le complice de Philippe pour ce nouvel opus intitulé « La vie revolver » (Sortie Nov 20).

Au printemps dernier, touchant du doigt le quotidien du drame Covid-19 en vivant avec une femme médecin, Philippe cherche à se rendre utile en composant un titre intitulé « Enfermés dedans » (en résonance à son titre « M’enfermer dehors » 10 ans plus tôt) écrit au pied levé pour prêter mains fortes « à sa façon » aux personnels de santé qui ont fait soudainement de leur vie une course contre la montre pour sauver celle des autres et pour enrailler la propagation de l’épidémie.

Quelques semaines après, ce n’est pas un hasard si c’est le très accrocheur titre « Aime la vie » qui est identifié pour 1er single. Philippe veut aller de l’avant, positiver, crier au monde cette urgence de vivre ce qu’on a à vivre, ici et maintenant sur un air qui donne envie de danser d’oublier et de profiter…

Loin de la « branchitude » ambiante, Philippe creuse son sillon en affirmant son style, en se souciant de faire évoluer sa musique au grès des sujets abordés, quitte à flirter avec différents environnements d’un morceau à un autre. « Raconter une histoire sur un air qu’on retient » est son seul souci et ce, quoi qu’en disent les modes ou les tendances.

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